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« Celui qui sème un arbre vaut mieux que celui qui ne fait rien »
Photo: ULPGL
La faculté de santé et développement communautaires (FSDC) de l’ULPGL n'est pas seulement une simple institution d’enseignement et de recherche. Les agents et les étudiants de cette faculté ont plutôt une vision : améliorer la santé des communautés. « Il faut aller vers la communauté, apprendre avec elle et construire avec elle » telle est la devise de la FSDC rappelée par le Prof. Dr. Kambale Karafuli, recteur de l’université et doyen de la FSDC, à l'occasion de l’atelier de restitution des activités de descente sur terrain, le vendredi 19 avril 2013. Cet atelier a montré que la vison de l'université est entrain de devenir une réalité. Les étudiants et les agents de la FSDC ont présenté des résultats impressionnants de leurs travaux pratiques effectués sous la coordination de l'assistant Levis Nyavanda. Parmi les stratégies de la faculté figurent les descentes sur terrain organisées hebdomadairement par les étudiants dans les 18 quartiers de la ville de Goma encadrés par des superviseurs sélectionnés. Les descentes sont une occasion d’échanges d’expériences avec les membres de la communauté sur les actions de développement communautaires comme par exemple l'assainissement, l'agro-écologie ou les jardins potagers, le reboisement, ont appris les participants à l'atelier, parmi eux des chefs des quartiers, les représentants de différentes autorités et partenaires, les agents et étudiants. La FSDC forme des enseignants, des étudiants, des professionnels de la santé, les techniciens de développement rural, les juristes, les agronomes et même les médecins. Et bien sûr, elle coopère avec les organisations humanitaires impliquées dans le domaine de développement communautaire. Parmi les activités réalisées par les étudiants de la FSDC sur terrain, nous avons, des travaux d’assainissement, la sensibilisation des membres de la communauté à la construction des latrines publiques, les déchargements des poubelles publiques. Les étudiants ont en outre renforcé l'idée des cultures maraîchères et distribué des semences. Ils se sont même engagé même dans l’alphabétisation. Dans le domaine l’agro-écologie et l’agriculture familiale l'ULPGL coopère avec l’université fédérale de Lavras (Ufla) du Brésil où elle a effectué des missions dans ce domaine. Les étudiants et le staff de la FSDC appliquent leur savoir pendant les descentes sur terrain à Goma. L'assistant Kakule Thasi a expliqué dans l'atelier que l’agro-écologie est une agriculture effectuée pour garantir la sécurité alimentaire dans le respect des principes de la permaculture et la protection de l’environnement. Sur terrain, le rôle du reboisement pour la conservation du sol et la lutte contre l’érosion doit être ressenti outre que l’utilisation des engrais organiques doit être privilégiée à la place des produits chimiques. D'ailleurs, l’agriculture familiale est importante pour les habitants à l'est du Congo comme presque partout en Afrique car elle garantit le revenu du ménage. Autrement dit, 60 à 80 % de la production est destinée à nourrir la famille et le reste est vendu pour subvenir aux besoins primaires. Sur terrain, une grande sensibilisation a été menée par la FSDC ayant comme résultats des actions communautaires réalisées conjointement par les étudiants et les membres de la communauté. Actuellement, des unités agrco-écologiques sont visibles dans la ville de Goma et aux environs pour améliorer le niveau de vie de la population. La FSDC a distribué des géniteurs de porcs à 35 familles démunies du quartier de Kashero et sensibilisé la population à l’élevage des lapins, des pigeons, bref, le petit bétail. L’unité agro-écologique entretenue à l’ULPGL par l'expert Byamoni Epili est un modèle de pépinière agro-forestière et maraîchère. Elle sert au reboisement de plusieurs sites dans la ville de Goma, outre qu’elle initie les étudiants à la culture maraîchère. L’assistant Kakule Thasi, a appelé les participants à l’atelier à cultiver les arbres pour conserver le sol, se rassurer du bel air et lutter contre l’érosion selon l’adage qui dit que « celui qui sème un arbre vaut mieux que celui qui ne fait rien ». L’encadreur Ulimwengu Biregeya et l’étudiante Mimi Lusungu ont présenté un extrait de l’analyse de la situation environnementale de la ville de Goma de l'année 2012. Les enquêtes effectuées par la FSDC montrent qu’un changement à Goma est possible, mais qu’il exige un engagement fort de toutes les parties.
Voici quelques résultats de cette enquête: Dans la ville de Goma 45,7% de la population pratiquent l’élevage de petit bétail. 61,2% habitent leurs propres parcelles. 18,3% utilisent le courant électrique de la société nationale d’électricités (Snel). 84% utilisent la braise pour faire la cuisine. 24 cas d’incendie ont été enregistrés dans 4 quartiers de Goma. 31,2% de la population exploitent les champs dont 49,4 % cultivent les haricots. 52,1% reconnaissent que les maladies des mains sales proviennent de la mauvaise gestion des déchets. 70% des abonnés aux services d’assainissement ne sont pas satisfaits des services rendus. 71% sont abonnés à l’eau de l'entreprise publique de distribution des eaux( Regideso)
Et voilà quelques recommandations pour réussir à une meilleure vie de la population: Vulgariser des activités sur l’entretien des maisons et élargir le marché vers le secteur privé. Multiplier des stratégies d’autonomie électrique. Octroyer des plantules aux organisations œuvrant dans le domaine du reboisement et assurer le suivi. Appuyer l’initiative des activités de sensibilisation médiatisées et communautaires. Promouvoir les travaux communautaires hebdomadaires. Créer un partenariat entre les institutions qui forment les cadres environnementaux.
Bakenga Akilimali |